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14/10/2011

Un XV de la Coupe du monde

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Je profite d'une des rares soirées de congès que s'est octroyé mon collègue Alexandre pour voler son blog l'espace de quelques lignes. Je vous propose un premier XV de la Coupe du monde, juste avant les demi-finale.

Car oui, on doit bien vous l’avouer, on a du mal à tuer le temps avant le France – Pays de Galles  de samedi matin. Après avoir tourné en rond huit dans la rédaction en se disant: «Plus que 23 heures, plus que 22 heures et 45 minutes…», après avoir massacré mon collègue de l’éco une demi-douzaine de fois au baby foot et après avoir détaillé toutes les stats possibles et inimaginables sur les France-Galles (on peut pas le perdre, ce match), j’ai décidé d’occuper mon temps utilement. Enfin, presque. Voilà mon XV type de la Coupe du monde. Œil aiguisé et mauvaise foi assurés, évidemment.

1. Cian Healy (pilier gauche, Irlande): Si samedi à midi, la France est en finale après avoir torché les redoutables quatrièmes du dernier tournoi des VI nations, c’est uniquement grâce à lui. Tout seul, il a tordu la mêlée de l’Australie et offert aux Bleus la voie royale vers une revanche face aux All Blacks. Un monstre de cœur et d’épaules.

2. Mario Ledesma (talonneur, Argentine): Mario, on t’adore, mais il était grand temps de prendre ta retraite. Depuis le titre de Clermont en 2010, le talonneur argentin à l’accent de Narbonne n’avance plus d’un pouce à chacune de ses percussions. Mais rien que pour sa longévité au plus haut niveau (38 ans, quatre Coupes du monde), pour ses  larmes pendant l’hymne nationale, pour ses pizzas en touche… Super Mario, tu vas nous manquer

3. Soane Tonga’uiha et Sona Taumalolo (piliers, Tonga): Bon, ok, vous autres spécialistes de l’ovale avez remarqué que la bête des îles Soane Tonga’uiha joue habituellement plutôt à la pile gauche. Mais peu importe, il méritait sa place dans le XV de la Coupe du monde. D’abord parce qu’un pilar d’1m95 pour 147 kg qui fracasse tout le monde en mêlée, ça ne court pas les rues. Ensuite parce qu’à lui seul il a fait passer Luc Ducalcon pour un benjamin. On lui a adjoint son remplaçant, Sona Taumalolo, qui adore s’enfiler quelques acides avant de faire les fins de matchs. La plus belle image de cette Coupe du monde, assurément.

 

4. Pascal Papé (Deuxième ligne, France): Pascal Papé, c’est un peu comme Stéphane Pédron du temps de Ronaldinho au PSG: personne ne mise un kopec sur lui, il y a dix fois meilleur que lui à son poste et pourtant, il a joué presque toute cette Coupe du monde titulaire. Et c’est mérité. Meilleur avant français en Nouvelle-Zélande, le Parisien est aussi un des seuls à balancer du «lol» à mes confrères sur place. Bon et marrant, que demande le peuple?

5. James Horwill (Deuxième ligne, Australie): Capitaine de l’Australie à 26 ans, ça suffit à vous convaincre? Non? Bon eh bien ajoutons alors que dans un match où son équipe n’a pas touché un ballon, face à l’Afrique du Sud en quart, il a décidé de marquer un essai tout seul et en force, comme ça, pour le plaisir.

6. Sam Warburton et Julien Bonnaire (Troisième ligne, Pays de Galles et France): Egalité parfaite entre les deux hommes. Le premier est un petit génie du rugby moderne: capitaine du Pays de Galles à 22 ans, infatigable plaqueur, il a désossé à lui tout seul la vieille garde irlandaise. Juju, lui, a fait la même contre l’Angleterre. De loin le joueur le plus régulier du XV de France.

7.David Pocock (Flanker, Australie): Incroyable mais vrai: le meilleur troisième ligne du monde est un roux du Sud. L’Australien, sorte de Richie McCaw 2.0 (le genre de mec toujours à la limite de la faute – en fait, toujours à la faute, mais contre qui l’arbitre ne siffle jamais, allez savoir pourquoi), colle au ballon, aux adversaires et aux feuilles de stats. Homme du match à peu près à chaque fois qu’il enfile son protège dent, David Pocock est pour l’instant le meilleur joueur de cette Coupe du monde

8. Jerome Kaino (Troisième ligne centre, Nouvelle-Zélande): J’ai beau chercher, je ne trouve pas encore ce que Jerome Kaino ne sait pas faire. Ce mec a la puissance d’un Picamoles (le talent en plus) et la dextérité d’un Quade Cooper (les portes du Saloon en moins). C’est simple, quand on lui donne le ballon, il avance de 10 mètres minimum.

9. Mike Philipps (Demi de mêlée, Pays de Galles): Le premier demi de mêlée au physique de deuxième ligne de l’histoire du rugby. Mike Philipps est grand (1,90m), costaud (103 kg), sait faire des passes et a marché sur Brian O’Driscoll pour inscrire l’essai de la gagne face à l’Irlande en quart. Que demande le peuple?

10. Rhys Priestland (Ouvreur, Pays de Galles): Charnière spéciale poireau. Rhys Priestland est le mec qui a transformé le Pays de Galles en machine à gagner, en «All Blacks du Nord». A moins que ce ne soient les corticoïdes. Bref, il est fort. Manque de pot, il est forfait pour la demi face à la France. Pas de chance, Hortense.

11. Richard Kahui  (Ailier, Nouvelle-Zélande): Au début, on avait pas compris pourquoi Graham Henry avait laissé Sivivatu, Rokocoko ou les frères Gear à la maison. Et puis quelqu’un a donné le ballon à Richard Kahui. Parait qu’il est centre à la base. Rassures-toi, Richard, ça ne se voit pas.

12. Jamie Roberts (centre, Pays de Galles): Avec son pote Jonathan Davies, ils forment la paire de centre la plus lourde du monde. 700 kilo à eux deux, et un record de 3 minutes 30 au 100 m. Sauf que quand ils reçoivent le ballon, Roberts en tête, ils explosent tout ce qui tente de se foutre en face. Et dire que c’est Rougerie qui va défendre sur lui…

13. Adam Ashley-Cooper (centre, Australie): L’homme aux trois prénoms (dont un de fille) est le bijou de la ligne d’attaque de l’Australie. Même quand ses potes tombent comme des mouches sur blessures, il tient la baraque à bout d'inter-d'exter et de passes après contact. Cinq essais pour lui, déjà. Et en plus, il peut jouer à l’arrière.

14. Vincent Clerc (ailier, France): Désormais, quand les Anglais parlent de match-winner, ils disent son nom. Vincent Clerc. Meilleur marqueur de la compétition, meilleur arrière français et sans doute plus bel essai de la compétition face à Albion. Vite, une statue à Marcoussis.


15. Patrick Lambie
(arrière, Afrique du Sud): Dans cette Coupe du monde, l’Afrique du sud a presque tout perdu: son titre de championne du monde, son éternel génie pour gagner sans jouer, et un paquet de joueurs qui vont partir à la retraite (Botha, Smit). Mais elle s’est aussi découvert une pépite à l’arrière: Patrick Lambie. Propre, bon relanceur, fin limier, il n’a qu’un seul défaut, sa coupe de cheveux. Remarquez, les bouclettes ça n’a jamais empêché Michel Sardou de faire carrière.

 

Bertrand Volpilhac

Crédit photo: (Jamie Roberts après la victoire face à l'Irlande, Reuters)

11/10/2011

«Les valeurs de l'ovalie: l'arnaque du rugby moderne» par Antoine Maes

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Au départ, il y a juste un simple échange de mails après un énième papier sur Marc Lièvremont et sa troupe. Sans doute fatigué par un Afrique du Sud – Australie livé après une nuit trop courte et la14e place du RC Lens en Ligue 2, mon chef de service craque.  «J’en ai marre. Du rugby. Enfin surtout de tous ces types qui m’attaquent à chaque fois que je dis que c’est juste un sport.» Je le comprends. Comme ce blog a aussi pour vocation de donner la parole aux opprimés de l’ovalie, je lui cède le clavier pour expurger toute cette rancœur accumulée contre ce sport qui prétend être plus qu’un sport.  Il force un peu le trait, mais n’est pas loin d’être dans le vrai.

«Je ne sais pas pour vous, mais moi, le rugby, ça commence sérieusement à me gonfler. Ah non, pas le rugby en fait: mais tout ce qu’il y autour, comment les gens en parlent… Cette façon d’en faire le sport parfait. «Ecole du rugby, école de la vie». «Le football est un sport de gentleman pratiqué par des voyous. Le rugby est un sport de voyous pratiqué par des gentlemen». Et surtout, surtout! «Les valeurs de l’ovalie»…  Je l’avoue, je n’ai jamais joué à ce sport, je n’ai jamais supporté aucun club et pire: je ne suis ni de Clermont, ni de Toulouse, ni de Perpignan. N’empêche, j’étais devant ma télé pour la ½ contre les Boks en 95, et même pour le titre européen de Brive en 1997.

>> Le Twitter d'Antoine Maes si vous avez un message pour lui

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00:50 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (73)

07/10/2011

Les dix rugbymen anglais qu’on adore détester

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Parce qu’il existe des joueurs anglais qu’on aime encore moins que d’autres. Parce qu’ils sont trop cons, trop malins ou juste trop bons contre nous. Sorry and good reading.

1)Will Carling
L’Angleterre a peut-être donné au monde les Beatles, Peter Sellers, les Monty Python et le rugby,  mais elle a aussi enfanté Will Carling. Avec ses grosses cuisses et son style à faire passer David Marty pour un danseur du Bolchoï, Carling a traumatisé une génération de Français au début des années 90. On se demande bien ce que Diana pouvait lui trouver.

2)Brian Moore
Je déteste les pitbulls mais ces pauvres bêtes ne méritent pas la comparaison avec Brian Moore.  Lors de sa carrière, ce talonneur n’a suivi qu’un but: faire disjoncter les Bleus. Et il était doué pour ça le bougre («les Français sont des animaux» lancé avant un Crunch ça avait de la gueule). En toute logique, Moore est devenu chroniqueur (cultivé et plein d’humour paraît-il) et déverse son fiel le plus souvent sur l’équipe d’Angleterre. Chacun son tour.

3)Jonathan Webb
Encore un traumatisme remontant au début des 90’s au temps du minitel. Arrière parce qu’il fallait bien le mettre quelque part et qu’on n’est pas au football américain, Webb était surtout ce frisé juste là pour passer les pénalités. Jamais une relance, jamais un décalage, je suis quand-même Anglais.  Jonathan Webb est aujourd’hui chirurgien. Comme quoi il sait se servir de ses mains.

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06:18 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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